De "ressuciter", du latin resuscitare
: "réveiller, ranimer". Dans un sens plus large : revenir
à la vie.
Dans le christianisme, la Résurrection
fait généralement référence à
la résurrection de Jésus-Christ
qui, après avoir été mis à mort sur
la croix, "reprit vie", à la différence près
que son corps était immortel, parfait et spirituel (bien
que tangible). Grâce au sacrifice
expiatoire et à la résurrection de Jésus,
toute l'humanité, sans exception, ressucitera et se tiendra
devant Dieu pour être jugé.
La différence entre "ressuciter"
et "revenir à la vie" réside essentiellement dans
la forme que prends le corps : par exemple, l'événement
appelé "la résurrection de Lazare" (voir Jean 11:1-46)
serait plutôt un retour à la vie, car Christ
n'avait pas encore ouvert la voie de la résurrection des
morts, étant donné que ce dernier devait en être
"les prémices" (voir 1 Corinthiens 15:20). Ainsi, ceux
qui reviennent à la vie (à l'instar de Lazare)
restent mortels, alors que ceux qui ressucitent
pour être jugés par Dieu héritent d'un corps
immortel, parfait et spirituel.
Pour les SDJ, la résurrection
est plus précisément la réunification
de l'esprit avec un corps immortel.
La félicité de l'âme (qui est le corps et
l'esprit) n'est complète qu'une fois cette réunification
opérée.
Paul distingue au moins trois "types"
de corps ressucités (ou états de gloire) qu'il compare
au soleil, à la lune et aux étoiles (voir 1 Corinthiens
15:40-42).